Principes des bassins de baignade (suite)

Chaque piscine naturelle pose des conditions spécifiques dues au climat, à la surface disponible dans le jardin, l'insolation ... Cela exige une étude préalable de chaque cas (phase de conception du projet, choix de l'ensemble des plantes aquatiques qui interviendront pour épurer l'eau). On prétend obtenir une purification biologique, sans la présence de produits chimiques et avec un minimum d'aide mécanique en faisant ce qui est compatible avec les possibilités du jardin et des désirs des propriétaires.

Le bassin de baignade se base sur le même principe que celui utilisé dans les viviers à poissons, la réalisation d'un équilibre entre les êtres vivants, les plantes et les micro-organismes, par la circulation de l'eau par différents habitats. Les plantes aquatiques facilitent la multiplication de micro-organismes qui oxygènent l'eau, tandis qu'elles décomposent les résidus organiques, qui serviront à son tour comme nutriments des plantes. Nous créons ainsi dans notre jardin un biotope naturel qui ferme un cycle de vie.

Pour cela, on définit deux zones d'eau indépendantes, la piscine (zone de bain) et le bassin ou la zone de régénération biologique de l'eau. La relation entre les surfaces des deux zones dépend du système de régénération que nous utilisons. On consacre au bassin de régénération au moins un tiers de la surface consacrée à la zone de baignade. La proportion se calcule sur le volume d'eau, parce que le secteur de régénération a besoin seulement d'une profondeur suffisante pour la culture des nénuphares et d'autres plantes aquatiques.